- Qui êtes-vous et quels sont les objectifs de l’AFPL ?
Je me présente : Marleen Habets, 65 ans, mère de deux enfants et présidente de l’AFPL depuis un an. J’ai exercé en tant qu’infirmière psychiatrique au sein du SPAD (Soins psychiatriques à domicile), une expérience humaine très enrichissante.
Mon engagement est aussi personnel : l’un de mes enfants est concerné par le spectre de la psychose. Avec son accord, je partage cette réalité, qui a profondément renforcé ma compréhension du sujet et mon implication auprès des familles concernées.
L’AFPL a pour objectif d’apporter un soutien concret, humain et adapté aux familles dont un proche vit avec un trouble du spectre de la psychose.
L’association offre une écoute bienveillante, diffuse des informations claires et fiables, mène des actions de sensibilisation et œuvre à la déstigmatisation de la maladie mentale.
Elle développe également des partenariats avec d’autres associations et les autorités publiques afin de mieux coordonner les actions, défendre les droits des personnes concernées et favoriser leur inclusion dans la société.
- Qu’est-ce qu’un trouble du spectre de la psychose ?
Un trouble du spectre de la psychose est un trouble de santé mentale qui affecte la manière dont une personne perçoit et interprète la réalité. Lors d’un épisode psychotique, la frontière entre le réel et l’imaginaire peut devenir floue. La personne peut, par exemple, entendre des voix, avoir des convictions qui ne correspondent pas à la réalité ou se sentir menacée ou persécutée.
La psychose n’est ni un choix, ni un manque de volonté, ni un trait de caractère. Elle peut toucher n’importe qui et apparaît souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Bien souvent, la personne ne se rend pas compte qu’elle est malade : pour elle, ce qu’elle vit est réel et cohérent.
Les troubles du spectre de la psychose concernent environ 1 % de la population. Leur évolution est très variable : certaines personnes vont se rétablir durablement, d’autres peuvent connaître des périodes de rechute, tandis que certaines présentent des symptômes persistants. Ces parcours ne sont pas fixes et peuvent évoluer avec le temps.
Un diagnostic précoce, un accompagnement adapté et le soutien des proches jouent un rôle essentiel. Ils peuvent contribuer à améliorer le bien‑être, favoriser le rétablissement et renforcer la qualité de vie, tant pour la personne concernée que pour son entourage.
Il est important de comprendre que la personne n’agit pas pour blesser ou inquiéter son entourage. Elle traverse une expérience intérieure intense et souvent très angoissante.
Pour les proches et l’entourage il est important de comprendre la psychose, ce qui permet de réduire la peur, de préserver le lien et d’apporter un soutien respectueux et bienveillant.
Comprendre la psychose aide aussi les proches à prendre conscience de leurs propres limites et à chercher du soutien pour eux-mêmes. Accompagner une personne atteinte de psychose est éprouvant, et personne ne devrait porter cela seul.
- Comment l’AFPL peut-elle soutenir les aidants ?
L’AFPL est une association de proches de personnes atteintes d’un trouble du spectre de la psychose.
Forte de son expérience, elle peut vous conseiller et vous accompagner avec une expertise basée sur le vécu.
Faire le deuil de la maladie qui a touché votre proche est une étape profondément difficile, mais essentielle. Participer à des formations, à des groupes de parole, demander et accepter de l’aide sont de véritables forces. Faites confiance aux professionnel(le)s qui vous entourent, vous n’êtes pas seul(e) !
Pour plus d’informations, consultez afpl.lu et n’hésitez pas à contacter l’association par mail via contact@afpl.lu
